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Stéfane Grandcamp, Présidente du Club Marketing et Développement Durable de l’ADETEM, intervient sur le programme BAC+5 en alternance Marque et management de l’innovation (MMI). Elle anime le séminaire sur l’innovation et développement durable ainsi que l'Observatoire des tendances et innovations. Elle revient sur ses interventions à l’ISCOM…
La communication responsable est-elle réellement importante aujourd’hui ? Il y a une véritable explosion de la consommation responsable, parce que les consommateurs montrent un vrai intérêt pour le bio et les produits issus du commerce équitable notamment. Parallèlement, la consommation collaborative fait son apparition, on loue des biens qui nous appartiennent ou on échange plutôt qu’acheter de nouveaux produits : il est par exemple possible de louer des sacs ou des lunettes. Je crois qu’il faut vivre avec son temps, tout en étant conscient de ses impacts ; d’ailleurs trois mots me viennent à l’esprit : people, planet, profit.
Auprès des étudiants en Marque et management de l’innovation, vous animez le séminaire innovation et développement durable. Quelles sont les problématiques abordées ? L’idée, c’est de montrer que l’innovation est au service du développement durable et vice-versa. La marque y a toute sa place qu'il s'agisse de ce que l'on appelle le dialogue de marque, le brand content ou encore la conversation avec les parties prenantes. Le développement durable est créateur de valeur ajoutée sans aucun doute. Nous mettons en avant les trois piliers dans le développement durable : économique, social et environnemental. J’explique aux étudiants que les enjeux sociétaux sont prépondérants : l’humain doit être placé au cœur de l’innovation, ce qui est par exemple le cas avec le commerce équitable, où l’on fait en sorte que toutes les personnes qui travaillent soient récompensées à la hauteur de l’investissement fourni.Durant la séminaire, il y aussi une partie prospective et une partie responsabilité : je dis souvent que si l’on veut changer le monde on doit d’abord se changer soi.
Est-ce que les étudiants en BAC+5 sont plus sensibles à ces sujets ? Je note une évolution des comportements entre les étudiants en 4e année et ceux des programmes Bac + 5 en alternance de l'ISCOM, qui sont effectivement plus réceptifs, notamment parce qu’ils sont déjà en poste. Ils voient leurs dirigeants et collègues agir et se diriger vers une croissance plus responsable. Au départ, certains sont sceptiques sur le développement durable et d’autres y sont déjà sensibles. Tous ont besoin de piste d’action.
Vous animez par ailleurs un blog sur le développement durable… Oui, sur mon blog
lechosysteme.org il y a des sujets plus ou moins complexes, une partie est consacrée aux innovations sociétales. Chaque mois j'écris un article de fond sur les enjeux de société et les tendances de consommation. Je m’adresse à un public spécifique, des étudiants ou des professionnels de la communication. Dedans, j’analyse les évolutions, par exemple l’arrivée de la norme ISO 26000, relative à la responsabilité sociétale des organisations.
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